Méditation adoration eucharistique

Adoration Eucharistique (n°8)


Chant d’entrée, au moment de l’exposition de Jésus eucharistie.


Chant : au choix

1er lecteur :

Contemplant Jésus, Saint Paul dira : « De riche, il s’est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir par sa pauvreté. » (2Co 8,9)

Aujourd’hui nous adorons Jésus présent au milieu de nous et nous faisons mémoire de son abaissement : il a choisi pour naître une humble grotte à Bethléem dont l’étymologie signifie la « maison du pain ». Et pour demeurer parmi nous, il a choisi la simplicité du pain.

2ème lecteur :

Ecoutons St Alphonse de Liguori :

« Le pain est un aliment qui se consomme quand on le mange et se conserve quand on le garde. C’est pour ce motif que Jésus voulut se laisser à nous sous les espèces du pain ; elles lui permettent, non seulement d’être consommé dans la communion mais encore d’être conservé dans le tabernacle, de nous procurer la joie de sa présence et perpétuel souvenir de son immense amour. St Paul s’écriait : « Il s’est anéanti lui-même en prenant la condition de serviteur. » … mais que dirons-nous en le voyant prendre l’apparence du pain ? »

1er lecteur :

Méditation de Monseigneur Boulanger : « Si Dieu s’est fait si humble, si fragile, c’est pour que les plus méprisés de l’humanité n’aient pas peur de lui. Tous sont appelés au salut. Dieu aime tous les hommes.

Posons-nous la question : pourquoi avoir honte de notre petitesse ?Nous croyons que la sainteté est du côté de la vertu, alors qu’elle est d’abord du côté de la foi et de l’ouverture à Dieu. Il y a peut être peu de réussite dans notre vie et même le sentiment d’échec ? Bethléem nous révèle que si Dieu n’est pas accueilli dans les auberges de la ville, il peut naître là, tout à côté. Il ne dédaigne pas les lieux de nos vies. A nous d’aller à sa rencontre, d’ouvrir nos bras et surtout d’accepter de nous baisser profondément pour l’accueillir.

En adorant silencieusement Jésus eucharistie demandons lui la grâce d’aimer notre petitesse et de grandir dans la foi en sa présence au milieu de nous.

« Ce qui est folie dans le monde, dit St Paul, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort : ce qui dans le monde est vil et méprisé, ce qui n’est pas, Dieu l’a choisi pour réduire à rien ce qui est » (1Co 1,27)



-Adoration silencieuse-

Chant : au choix

1er lecteur :

Parlant de Jésus adolescent, retrouvé par ses parents dans le temple Saint Luc écrit : « il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth ; et il leur était soumis »

Le verbe « redescendre » a profondément marqué Charles de Foucauld. Il ne cessera de méditer la phrase de l’abbé Huvelin qu’il avait entendu lors de sa conversion : « Jésus a tellement pris la dernière place que personne ne pourra la lui ravir. »

En juin 1916, il écrira : « Jésus descendit : toute sa vie, il n’a fait que descendre en s’incarnant, descendre en se faisant pauvre, délaissé, exilé, persécuté, supplicié, en se mettant toujours à la dernière place. »

2ème lecteur :

Thérèse de Lisieux, le 19 octobre 1892 écrira des choses similaires : « Jésus me dit de descendre. Lui, le roi des rois, il s’est humilié de cette sorte que son visage était caché et que personne ne le reconnaissait. »

Aux yeux des siens Jésus le charpentier avait des gestes et des travaux quotidiens qui remplissaient sa toute simple et toute ordinaire existence.

Pour se communiquer à nous, Dieu emprunte les chemins de la vie ordinaire.

1er lecteur :

La parole de Jean-Baptiste peut s’adresser à nous encore aujourd’hui : « au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. »

Dans l’adoration silencieuse, remercions Jésus qui a choisi de demeurer au cœur de nos cités sous l’humble apparence du Pain de Vie.

Adorer c’est aussi apprendre à descendre, en nous mettant à genoux pour vénérer le mystère de la Présence Divine. Demandons à l’Esprit Saint de nous aider à déposer nos soucis, nos préoccupations du moment, pour entrer dans la prière.

Faisons nôtre cette prière de Charles de Foucauld, en ce moment d’adoration silencieuse :

« Mon Seigneur Jésus, vous vivez au ciel, vous vivez dans la sainte Eucharistie … vous êtes tout entier homme et Dieu, corps et âme … Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la Sainte Eucharistie ! Vous êtes là, à un mètre de moi … que vous êtes près mon Dieu ! Mon Sauveur ! mon Jésus, mon frère, mon Epoux, mon Bien-Aimé !

Sainte Madeleine n’était pas plus près de vous assise à vos pieds à Béthanie, que je ne le suis aux pieds de cet autel ! Vous n’étiez pas plus près de vos apôtres quand vous étiez assis au milieu d’eux que vous n’êtes près de moi maintenant, mon Dieu ! que je suis heureux, que je suis heureux !

Que je ne respire que pour vous aimer, que toutes mes pensées, paroles, actions, soient inspirées par ton Amour. »

-Adoration silencieuse-

Chant : au choix

1er lecteur :

Méditation de Pascal Pingault

« Chaque fois que je mange le pain et que je bois le vin, je suis frappé que Jésus ait choisi des moyens si ordinaires pour se manifester à nous. De l’ancien au Nouveau Testament, c’est une véritable révolution ! Auparavant, il suffisait que nous croisions son regard pour mourir ; aujourd’hui, il suffit que nous mangions le pain pour obtenir la vie éternelle … Je force un peu le trait ; mais tout cela n’en a pas moins un sens profond : en choisissant la condition d’un homme ordinaire, en revêtant la banalité du pain, Jésus nous révèle les moyens qu’il veut que nous utilisions.

Combien faut-il le contempler longuement, vivre simplement comme lui, à Nazareth, et laisser Dieu agir. »

« Je serai avec vous jusqu’à la fin du monde. »

2ème lecteur :

« L’aurions nous oublié ? Jésus demeure là, tout proche de nous, caché sous les voiles eucharistiques, sans rien qui puisse attirer notre regard ! Comme le pauvre, il est isolé, seul, abandonné de tous ; la preuve, même dans ses églises, il est seul. Nous nous soucions de tout, sauf de lui. »

Ensemble, faisons nôtre cette contemplation du pape Jean Paul II « Reste avec nous Seigneur, car le jour est sur son déclin. » (Lc 24 ,29) Les disciples d’Emmaüs avaient le cœur déjà tout brûlant au-dedans d’eux-mêmes après avoir entendu expliquer sur le chemin les merveilles du plan de salut révélé dans les Ecritures. Par la fraction du pain, le Seigneur achève de se révéler à eux, ressuscité, dans la plénitude de son amour…

Nous venons ici à la rencontre du cœur transpercé pour nous, d’où jaillissent l’eau et le sang. C’est l’amour rédempteur, qui est à l’origine du salut, à l’origine de l’Eglise. Nous venons ici contempler l’amour du Seigneur Jésus : sa bonté compatissante pour tous durant sa vie terrestre, son amour de prédilection pour les petits, les malades, les affligés. Contemplons son cœur brûlant d’amour pour son Père dans la plénitude du Saint Esprit.

-Adoration silencieuse-

Chant : au choix

Prière finale :

« Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de ton corps et de ton sang afin que nous puissions recueillir sans le fruit de ta Rédemption. »

Chant : au choix